Les Confessions d'un Prof Maudit

29.3.07

Love is in the air

Vous savez, je suis plutôt bel homme.

Non, non, pas de farce. Je suis vraiment un pétard. Pas de cette beauté artificielle dont se gratifie les hommes en couverture de magazine. Je suis au-dessus de ça! C’est en fait le mélange savamment dosé de ce qui définirait le charme parfait. Mon sourire est juste assez coquin, mes yeux juste assez allumés, mon teint juste assez coloré, mon nez juste assez retroussé, mes lèvres juste assez pulpeuses, mon corps juste assez costaud, ma barbe juste assez... pas faite. À cela s’ajoute une personnalité complète et bien soupesée, campée d’un humour juste assez caustique. Bref, je suis un parangon masculin. Sinon le seul!

Pas étonnant donc qu’on se m’arrache. Particulièrement les jeunes donzelles en salle de classe. Que ce soit de la maternelle à la sixième année, elles tombent comme des mouches. Tant et si bien que l’infirmière doit me suivre avec des sels pour réanimer les pauvres enfants. Dans la cour, c’est un harem quotidien qui me suit, m’entoure et me protège des autres qui voudraient que je règle leurs conflits. Quels sots! Ne voient-ils donc pas qu’on me réclame et qu’on me vénère? Fi de vos insipides querelles! Sans oublier les dessins, lettres et aveux de vibrantes flammes qui sont légion sur mon bureau. La direction a même dû engager un concierge de nuit supplémentaire pour faire le tri de ce courrier d’admiratrices infantiles.

Je n’ai donc pas fait cas, hier matin, d’une autre missive atterrie sur mon cahier de correction. J’ai ouvert et lu. Un mot d’amour poignant, de cet amour vrai et naïf dont seules les jeunes filles sont capables. Accompagnée d’un cœur. J’ai souri, ravi et flatté comme à chaque fois, mettant la note de côté en me disant que je ne devrai pas oublier de souligner à cette délicate enfant tout le plaisir que j’ai eu à recevoir ce petit mot.

Toutefois, à la fin de la journée, je l’avais oubliée avec d’autres qui s’étaient ajoutées les heures passant. J’ai donc repris la note, l’ai relue avec soin et c’est là que j’ai eu un choc. Un retour dramatique à une réalité qu’on oublie trop souvent. Ma petite amoureuse était en fait un petit amoureux.

Chaque année, nous en avons dans nos écoles. Ces jeunes qui nous donnent déjà le ton sur leur différence. Cette différence si dure à vivre quand on est enfant, pire à la veille de et pendant l’adolescence. Il est assez difficile de se fourvoyer sur leur compte. Ceci dit, n’allez pas croire que je change ma façon d’enseigner ou ma considération pour un enfant qui démontre des signes d'une possible homosexualité. Je ne connais aucun prof qui ne l’ait fait. Pour ma part, je reste cependant plus ouvert, plus sensible à leur possible détresse, plus attentif aux moqueries parfois sauvages de leurs pairs.


Et ne me dites pas que je mets une étiquette ou que je les détracte! Come on! Évidemment, pour la plupart, la définition de ce qu’ils sont et de ce que cela implique n’est pas claire. Mais qu’il soit garçon ou fille, on le sait, on le voit, on le ressent. Et on se trompe rarement. La difficulté pour ces enfants, outre l’école, c’est bien sûr le regard de leurs parents sur eux.

Car vous le savez aussi, chers parents! Vous le savez presque depuis le berceau. Vous vous dites que ça ne se peut pas, pas votre enfant, que c’est passager, que c’est une phase d’exploration, etc. Ce n’est pas facile parce que chaque papa et chaque maman veut ce qu’il y a de mieux pour son enfant. Et on sait que le chemin de l’homosexualité en est un plein d’embûches qui promettent leur lot d’épreuves, épreuves que la majorité des autres individus (et non, ne dites pas «normaux», pitié!) ne connaîtront pas. Et vous aurez beau l’inscrire à des cours de soccer, demander à votre sœur de cacher les Barbies de sa cousine quand vous la visitez ou prier la Sainte Vierge, vous n’y changerez rien. Il faut donc apprivoiser la situation et certains parents le font. Ça demande une dose de courage incroyable, surtout si vous percevez l’homosexualité naissante chez votre enfant comme «votre» échec.

Il y a trois ans, un couple que je rencontrais sans leur enfant pour préciser des mesures d’aide à l'apprentissage m’a surpris :
- Écoute, Prof maudit, tu l’as peut-être remarqué, mais not' p'tit gars, il est… efféminé.
- Oh! Franchement, papa! Dis-le : il est carrément dans cette voie-là. (
À moi.) On l’sait depuis qu’y’é haut d’même.
- D’accord, mais vous me dites ça pourquoi au juste?
- Qu’est-ce qu’on peut faire? On sait que c’est pas facile à l’école et ça, sa mère et moi, ça nous fait ben mal. Mais lui dire que c’est parce qu’il est peut-être gai, c’est lui mettre une réalité qu’y’é pas encore claire en pleine face.
- En fait, on veut savoir comment l’outiller pour la suite. Parce que pour le moment, on peut juste le consoler pour les coups durs…

De braves parents, je vous dis! Et voici ce que je leur ai répondu, de ma simple petite opinion de prof, rien de psychologiquement profond sorti d’un vieux et désuet DSM. Donc, comme eux, je crois qu’il est préférable de ne pas prendre le taureau par les cornes. C’est une vérité qui appartient à l’enfant et à lui seul. Elle se présentera quand il sera lui-même assez ouvert à cette réalité. Il ne faut pas pour autant se mettre la tête dans le sable. Sans lui mettre tous les modèles homosexuels de la société sous les yeux (de toute façon, les jeunes homosexuels et lesbiennes qui pourraient être des modèles significatifs pour la jeunesse se refusent à l’être), abordez le sujet de temps en temps. Pas directement. Ça lui mettrait une puce à l’oreille qui aurait tôt fait de lui arracher le lobe si la vérité n’a pas fait son chemin. Mais parlez s’en, comme ça, avec votre douce moitié pendant le souper : «Ma chérie, aujourd’hui, j’ai lunché avec Patrick et son amoureux Philippe. On a beaucoup rigolé, c’est des gars vraiment sympathiques. On devrait les inviter à souper un m'ment donné.» ET INVITEZ-LES! Par pour faire une plénière sur le sujet en sirotant un shiraz. Vous n’avez même pas à en parler. Ils ont juste à être là.

Et ça sert à quoi? Ça sert à montrer votre ouverture. Ça envoie un message crypté à votre garçon ou à votre fille, un message qui fera son chemin. Et le jour où la vérité éclatera, ce sera avec moins de craintes et d’angoisse car il ou elle saura que vous êtes là pour lui, pour elle. Que vous êtes open. Vous lui éviterez de considérer des options plus sombres, plus terribles, que je ne nommerai pas parce que nous ne les connaissons que trop bien.

Demain, je vais lui dire que je l’aime bien moi aussi, que je suis heureux qu’il soit dans ma classe. Et qu’il peut toujours venir me parler. Parce que ses parents, eux, n'ont pas encore vu la vérité.

18 Comments:

  • Merci Prof Maudit de parler pour la nouvelle generation qui malheureusement aura du mal a se faire une place dans ce monde. C'est un de mes chevaux de bataille de faire comprendre que l'homosexualité n'est ni une maladie, ni une fatalité. C'est encore moins compris quand ca vient de la bouche d'une hetero.

    Moi ce que je dit, c'est que c'est juste une autre facon d'aimer. Arrêtons d'avoir peur :)

    By Blogger Clio, at 30.3.07  

  • 1- Prof Maudit, je vous invite à un YulBlog intime en tête-à-tête dès que je rentre au Québec.

    * *
    * * * *
    * * *
    * *
    * *
    * *
    *

    2- Même en secondaire 5, je sentais que des élèves étaient homosexuels, mais évidemment, comme toi, je me disais que cela leur appartenait, et qu'ils se l'avoueraient quand ils seraient prêts. D'autres étaient déjà prêts et s'affichaient. C'était bien de voir qu'ils ne semblaient pas victimes de bullying pour ça. Ça me donnait espoir en la tolérance des jeunes. Mais il faut continuer de diffuser le message, car je pense que les élèves bien dans leur peau que j'ai vus étaient l'exception...

    By Blogger Caroline à Londres, at 30.3.07  

  • (Zut! Les petites étoiles collées sur la marge de gauche formaient en fait un coeur, mais le dessin n'a pas tenu le coup de la mise en page.)

    By Blogger Caroline à Londres, at 30.3.07  

  • Rendu au secondaire sois qu'il l'avoue.. ou tout le monde part la rumeur qu'il le sois...

    Rien ne reste secret longtemps.
    Je n'ai jamais rit de l'homosexualité et je suis hétéro.
    Mais chez nous je sais que sa l'aurait jamais été accepté parce que mon beau-père nous a toujours dit que s'étais une maladie... ( à traiter et à enfermer)

    JE pense que comme prof maudit, on doit être ouvert et la société devrait montré plus des vrai homosexuel que ceux montré en caricature dans les téléromans!

    Vraiment beau texte!

    By Anonymous liz, at 30.3.07  

  • Je vous lis assiduement M. Maudit et généralement j'en pleure de rire.
    Mais ej voulais vous remercier pour ce billet plus sérieux, qui témoignent d'une réalité difficile pour les jeunes et j'espère que vos mots ouvriront les yeux et l'esprit de certains parents.

    By Blogger Eve, at 30.3.07  

  • Prof Maudit,
    Je pense que je vais faire encadrer ton billet. Quels propos magnifiques!
    Comme toi, j'en vois tous les jours, des jeunes qui sont homosexuels. Sauf que mes élèves sont dans l'adolescence, donc plus conscients et parfois, certains sombrent dans une profonde détresse. À cause du regard de leurs parents, bien sûr, mais aussi à cause du regard de certains de leurs pairs.
    Une chance qu'il y a des adultes ici qui parlent de l'homosexualité et qui l'acceptent. En disant ouvertement que j'ai des amis gais, ils sentent l'ouverture.
    Il en est de même pour mes filles. Elles ont toujours su l'orientation sexuelle de certains de mes amis et elles n'ont pas trouvé anormal de les voir manger chez moi comme n'importe quel couple d'amis hétéro. Lorsqu'elles étaient petites, il y a un copain qui était venu chez nous et il leur avait dit:«Moi je suis X, un copain de votre mère puis je suis gai.» S'en était suivi une discussion très normale de la situation. Puis ce fut tout. Il n'est pas une bête de cirque quand il vient chez nous. Il est lui «pis c'est toutte.»
    Merci, Prof Maudit. Pour tous ces jeunes enfants et leurs parents qui trouvent quelqu'un comme toi sur leur route.

    By Blogger souimi, at 30.3.07  

  • J'ai un petit moton au fond de la gorge. Pis c'est toutte.

    Merci, Prof Maudit, de votre regard bienveillant sur l'humanité.

    By Anonymous Natcho, at 30.3.07  

  • Prof Maudit, ton charme opère aussi sur les plus de 12 ans. Et aujourd'hui il opère fort!

    Merci de ce beau billet positif, plein de bon sens, bienveillant. Tu apportes des réponses à des questions qui troublent bien des parents depuis "Ma vie en rose" (1997)(à ne pas confondre avec "La vie en rose"). Je le garde précieusement dans mon arsenal personnel, pour les parents de mon entourage, en cas de besoin.

    By Anonymous Ironica, at 30.3.07  

  • Très beau comme billet cher Prof.

    Je suis hétéro mais dans ma famille l'homosexualité était aussi normal. C'était même aussi banal que dire que la personne a les cheveux bruns.

    Cependant, je suis tombée de haut lundi dernier lorsque je parlais avec une amie (la cinquantaine avancée) où elle parlait de Boisclaire et des "ostie de tapettes" qui était partout. J'ai eu beau lui parler, lui expliquer mais pour elle, les homosexuels ne méritent pas de vivre. Je crois que l'égalité est loin d'être fait. C'est ce genre de personnes qui me font peur pour les générations à venir. Comment va-t-elle réagir si ses petits enfants sont homo?

    By Anonymous Sassenach, at 30.3.07  

  • Prof Maudit,
    un gros merci pour ce sages conseils. Je suis gai et mon secondaire fut horrible. En plus d'être gai j'étais gros, donc j'étais une cible idéale pour les railleries des autres. J'ai pensé au suicide souvent mais jamais eu le courage de passer à l'acte (heureusement car aujourd'hui je vis tres bien avec mon orientation) Ce qu'il m'a le plus manqué c'était d'avoir une personne avec qui parler. Je n'avais aucune image homosexuelle dans mon entourage et tout ce que j'avais c'étais les images exubérantes de la télévision. Ma mère de démontrait aucune ouverture et me lancais régulièrement un commentaire du genre 't'as pas de blonde, coudonc té tu un tapette' avec toute la finesse d'un broyeur à déchet. Disons que ca ne porte pas trop à la confidance.

    Ca m'aurait pourtant fait beaucoup de bien de savoir qu'au moin une seule personne étais là pour m'écouter.

    Quand je vois des commentaires comme les tiens et les gens qui on écrit dans le blogue ca me fait chaud au coeur car je vois que la société évolue et qu'elle est plus consciente de la détresse que ces jeunes peuvent éprouver.

    Milles Merci :-)

    P.S. J'adore ton blogue et j'attend avec impatience un deuxieme documentaire du style de découverte, le premier était asbolument hilarant ;-)

    By Anonymous Dan a Mourrial, at 30.3.07  

  • @ Caroline à Londres - Un coeur? Ah, bon. Mais de la façon dont ils se présentent, les astérisques forment un avion dont la tête pointe vers le bas. Je croyais que ça avait un lien avec ton retour à Montréal. Pour moi, ça fittait! :) Et je retiens l'invitation!

    @ ironica - Je connais bien Ma vie en rose avec Michèle Larocque, actrice que j'admire profondément. J'ai déjà voulu le présenter à mes élèves, mais je trouvais le début de la conclusion très dure, au moment où la mère perd les pédales, et j'ai craint (peut-être à tort) que ça trouble plus les élèves que ça ne les aide ou ne leur ouvre les yeux.

    Je me suis plutôt rabattu sur Billy Elliot qui, sans parler directement d'homosexualité, traîte des préjugés que nous pouvons avoir face à certains traits de société considérés, sans raison valable, comme un peu trop moumounes, fifs, tapettes, name it! Les élèves ont toujours une réaction plutôt positive et accepte même de dévoiler leurs propres préjugés sur la question, ce qui permet alors des discussions très intéressantes qui débordent sur le racisme, le sexisme, etc.

    @ dan de mourial - On part pour quatre jours de congé la semaine prochaine... Au retour, je sens que les casiers seront dignes de me donner des anecdotes «odorantes» pour un nouvel épisode revisité de Découverte.

    @ tous - Merci pour vos commentaires élogieux, mais mettez en pas trop. Je pourrais me mettre à niveler vers le bas! Vous savez que c'est un vice courant en éducation...

    By Blogger le Prof Maudit, at 30.3.07  

  • Quand j'avais 13 ans, mon meilleur ami était gay. C'était déjà clair pour lui et il me l'a dit d'emblée. C'est une situation vraiment difficile... Il supportait mal les remarques des autres qui se doutaient bien de son homosexualité. Et puis petit à petit, une autre rumeur s'est répandue: celle que nous étions ensemble. On a laissé courrir, pour lui faciliter la vie.
    J'aurais fait n'importe quoi pour ce gars! Même maintenant, je ferais n'importe quoi pour lui alors qu'on s'est perdu de vue depuis 4 ans. Il a mal tournée... et je n'ai pas ou l'aider. Je m'en suis d'ailleurs voulu pendant longtemp. Si les autres n'avaient pas été aussi cruels, tout aurait certainement été différent.

    Merci de parler de ce sujet prof maudit... même si je suis dans tous mes états maintenant...

    By Anonymous sushsi, at 2.4.07  

  • C'est un sujet tellement difficile et si bien traité.
    Personnellement, je suis née dans un village de 8000 habitants et l'homosexualité, j'en ai entendu parler très tard.
    Par contre, mes parenst ont toujours été très ouverts sur tout les sujets. J'ai eu des petits amis africains, marocains, vietnamiens et jamais je n'ai eu droit à un commentaire déplacé lorsque je leur présentait mon petit ami. je dois dire que j'ai toujours eu un petit côté différent que j'assumais plutôt bien. J'étais fascinée par la ville, l'ouverture d'esprit que l'on y retrouvait. Je détestais les «qu'en dira t'on» du village. J'enviais mes cousins et cousines qui vivaient en ville et pouvaient faire de l'improvisation, des sports différents et des tas d'autres choses auxquelles je n'avais pas accès.
    Lorsque je suis partie vivre en ville pour mes études supérieures, j'ai finalement cotoyé beaucoups d'homosexuels (parfois même sans le savoir tout de suite). Il faut dire que j'ai fait des études artistiques et que mes amis étaient tous de futurs stylistes oud esigners. Certains semblaient très heureux mais d'autres étaient souvent dépressifs et cela me touchait énormément, j'aurais voulu les aider mais je ne savais pas comment, ni quoi leur dire. Certains cherchaient l'amour avec un grand «A» et se plaignaient que d'autres ne cherchaient que le sexe. Un ami en particulier était souvent triste et je lui ai dit un jour que ce ne sont pas juste parmi les homosexuels que certains ne cherchent que des relations éphémères même parmi les hétéros, il y'a ceux qui cherchent le véritable amour et ceux qui s'amusent, parfois au détriment des autres... J'ai su par la suite qu'il avait fait plusieurs tentatives de suicide. Je pense que dans le fond, le suicide et l'incompréhension me font peur. le sentiment de rejet peut être particulièrement horrible à vivre. Dans le fond c'est être différent qui cause souvent des problèmes à l'adolescense, période ou tous veulent faire partie de la même gang.
    Je crois qui si un jour je découvrais que mon fils est gay, cela ne me choquerait pas, par contre j'aurais peur du rejet des autres enfants à son égard, le voir seul et triste me serait inssuportable! Alors, j'espère de tout coeur qu'un jour les gens comprendront que les différences sont une richesse qu'il ne faut pas négliger.

    By Anonymous marjan, at 3.4.07  

  • Amen!

    Pour ce qui a trait à ta beauté d'Apollon!... Attention! il ne faudrait pas trop charrier... Cela pourrait discréditer ton propos.

    Max

    By Blogger Rouspet, at 3.4.07  

  • "Car vous le savez aussi, chers parents! Vous le savez presque depuis le berceau." Ce que vous avez bien vu. Je le sais depuis qu'il a 5 ans il en aura 14 bientôt et lui ne semble pas le savoir encore... Je l'aime de toutes les façons, alors je l'attends et je l'attendrai aussi longtemps qu'il en aura besoin.

    Merci infiniment pour ce texte.

    Natacha

    By Anonymous Anonyme, at 5.4.07  

  • J'ai 4 enfants...dans la famille les homosexuels sont nombreux...(un beau-frère, un cousin, une cousine) et ils s'affichent avec des chums-blondes ouvertement(les cousines viennent de se fiancer et parlent bébés)...je suis contente car si un de mes enfants doit être gay et bien il saura que chez lui il sera respecté dans son choix...et que ce sera correct...ce n'est pas facile par contre car nous voulons tous que nos enfants vivent le moins de rejets possible...et la voie de l'homosexualité demeure encore marginale...

    Discussion ce soir avec mon fils de 10 ans...qui me demandait ce que cela me ferait si un de mes enfants étaient gay...je me doute bien depuis un bout que c'est quelque chose qui le tracasse...j'ai essayé de le rassurer...et lui ai dit que le plus important c'est qu'il soit heureux...que nous allons accepter nos enfants comme ils sont...qu'ils n'ont pas vraiment le choix de leur orientation anyway qu'on ne choisit pas de qui nous tombons amoureux...et qu'ils sont chanceux car dans la famille c'est banal et accepté...mais ça me purge de me sentir toute à l'envers pareil...

    By Anonymous Anonyme, at 8.4.07  

  • On peut bien mentir... On le sait toujours. Mes parents le savaient, mes profs le savaient, mes amis aussi. Sauf que dans la vie, ya rien de plus facile que de ne pas voir ce qui bouscule notre petit monde si douillet :)

    By Blogger Jeune Homme, at 16.5.07  

  • Ma femme et moi avons de nombreux amis homos. C'est donc facile pour nous de montrer cette ouverture à nos enfants. Je plaint par contre les enfants dont les parents sont réactionnaires vis-à-vis de l'homosexualité, car en plus de devoir craindre leurs parents, ils auront toutes les peines du monde à rencontrer des références saines puisque leur parents ne leur en feront sans doute jamais rencontrer.

    Une chose qui me paraît difficile quand on a un enfant gay, c'est d'accepter qu'il n'aura pas de descendance. Je sais que c'est également difficile à supporter pour beaucoup de couples homosexuels. J'espérais beaucoup d'une évolution de la société française (sur l'adoption homosexuelle), malheureusement je ne pense pas que la France ait pris le bon chemin lors des élections.

    J'espère néanmoins que si l'évolution ne se fait pas par l'état, elle se fera par le cœur et que le message d'ouverture que vous adressez fera son chemin parmi les gens.

    By Anonymous PomCompot, at 5.6.07  

Publier un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home