Les Confessions d'un Prof Maudit

15.10.06

Digestion du personnel

Vendredi dernier, j’ai dû faire une suppléance d’urgence.

- Mais, prof maudit, qu’est-ce qu’une suppléance d’urgence?

Au cours d’une semaine de travail, les enseignants au primaire disposent d’un certain nombre de «périodes libres». Ces périodes correspondent aux moments où les élèves sont en cours avec un spécialiste, comme en arts plastiques ou en éducation physique par exemple. Dans une majorité des cas, les enseignants utilisent ce temps libre pour y répartir une portion du «TP» ou «Travail personnel». Le travail personnel, c’est les 5 petites heures que le gouvernement nous reconnaît comme nécessaires et suffisantes pour faire notre planification et nos corrections (…). Mais ça, c’est un autre sujet que je traiterai bien assez tôt. Dans une minorité des cas, il arrive qu’un enseignant, qui a une période libre le matin à la première heure ou l’après-midi à la dernière, répartissent son TP autrement pour arriver plus tard ou quitter plus tôt.

- Oui, mais c’est quoi le rapport avec la suppléance d’urgence?

J’y arrive. Il y a environ 5 ans, au moment où les postes se libéraient dans les écoles et que les jeunes bachelières comblaient systématiquement les places de leurs aïeules libérées du fonctionnariat, il y a eu une pénurie de suppléants. Pour contrer le phénomène et assurer une présence adulte dans les classes en pareilles circonstances, la commission scolaire a mis sur pied le concept de suppléance d’urgence. Chaque enseignant, dans un horaire établi par la direction, devait être disponible lors d’une de ses périodes libres pour pallier à une éventuelle absence non comblée. L’heure supplémentaire – la seule possible dans tout le système de paie – était rémunérée. Sûrement une entente étrange avec le syndicat dont, encore une fois, nous n’avons jamais entendu parler…

Je suis le chanceux, je l’avoue, qui a hérité d’une période libre le vendredi à la dernière heure. Je peux donc quitter une heure plus tôt, batifoler dans les rues métropolitaines, alors que mes élèves tentent de transformer en musique ces sons discordants qui s’échappent de leur flûte à bec (sorry Prof Malgré Tout!).

Évidemment, plus on se pète les bretelles, plus il y a quelqu’un pour vous gâcher votre fun. On m’a donc mis cette période en suppléance d’urgence. Je ne m’inquiète pas outre mesure : la pénurie de suppléants s’étant transformée en surplus, je suis safe. Pourtant, au moment où je passe devant le secrétariat pour quitter l’école et aller me tchiper la fraise à la sangria…

Sweet Secrétaire : Prof maudit! T’as une suppléance d’urgence!
Moi : Ha ha ha! Elle est bien bonne! À lundi!
Elle : Euh, no-non. T’as une suppléance d’urgence en 2e année A.
Moi : …?
Elle : Il n’y a pas de suppléant depuis ce matin.
Moi : Ben voyons?
Elle
(haussant les épaules avec un regard aussi interloqué que le mien) : Le réseau m’a dit qu’il en manquait 20 aujourd’hui.

J’ai fait une face de baboune digne de mes élèves et je suis allé faire des diagrammes de Venne avec les morveux de 7 ans qui sentent la sueur sucrée après le cours d’éduc.

Ne croyez pas que je rechigne parce qu’on me pète ma balloune. Dans les faits, même si je n’ai placé aucun TP à cet endroit, je quitte rarement l’école 15 minutes avant la cloche régulière. Mais 20. 20! Il en manque 20 dans le réseau! C’est quoi cette gestion de merde? Ils sont plus de 450 sur la liste prioritaire à attendre un contrat! Et ça, ça exclue tous les autres enseignants non répertoriés sur la liste (car il faut avoir fait un contrat de remplacement d’au minimum 21 jours et avoir eu au moins deux évaluations positives pour être sur cette fichue liste) qui sont dans les banques téléphoniques de suppléants de la commission scolaire. Si on considère en plus qu’il y a, au bas mot, 600 diplômés au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire qui sont sur le marché depuis avril dernier… Peut-on me dire où est-ce qu’on a chié tout ce monde-là? On ne me fera pas croire qu’un vendredi d’octobre, où c’est même pas avantageux de tomber «faussement» malade pour allonger un congé déjà existant, que plus de 500 profs au primaire et au secondaire ont callé off sur l’île de Montréal!

Y’a-tu que’qu’chose de bien géré en éducation?

20 Comments:

  • Un affichage de poste à la mi-septembre (je n'en suis pas revenue), des suppléances d'urgence...c'est quoi c'te commission scolaire là? En fait j'aime mieux pas le savoir...y en a peut-être plus que je pense amanchés de même. Des fois quand on regarde dans la cour du voisin, on trouve l'herbe plus verte de notre bord...

    Toute mes sympathies..;)
    Merci d'être là...

    By Anonymous profpresco, at 15.10.06  

  • "alors que mes élèves tentent de transformer en musique ces sons discordants qui s’échappent de leur flûte à bec"

    Je pense la même chose. La flûte à bec n'est pas seulement interdite dans mes cours, ils n'ont même pas le droit d'en parler. Je suis allergique.

    Moi : "Nommez-moi un instrument à vent."

    Élève: "Flûte à bec"

    Moi : "Réveil! J'ai demandé un instrument de MU-SI-QUE, pas un instrument de TOR-TU-RE!!!"

    Et je suis très sérieux. Je DÉTESTE ça! (sauf dans le 4e et 5e Brandebourgois de Bach et quelques trucs baroques bien enveloppés par d'autres instruments.) GRRR!!!

    By Anonymous Anonyme, at 15.10.06  

  • À votre question: oui, il y a quelque chose de bien gérée en éducation. Les comptes de dépense des commissaires et des fonctionnaires.

    Le pétrole est à la baisse et ils n'ont pas encore voté pour réduire leurs frais de déplacement. Pourtant, quand le huileux liquide avait connu une hausse fulgurante, ça n'avait pas pris de temps pour les hausser.

    Y'a aussi les téléphones cellulaires dont ils font un usage personnel gratuit et illimité les soirs et les fins de semaine. Me semble que c'est un sacré avantage social...

    Tss-tss, je suis méchant... Le programme lire en été a été fortement teinté d'apparence de favoritisme et d'incompétence crasse. D'après vous, va-t-on courir après les livres manquants?

    By Anonymous Anonyme, at 16.10.06  

  • euh... où dois-je aller porter mon cv?

    Sans farce, ma tantine qui a étudié en gestion financière et qui travaille dans son domaine (d'accord, elle a quatre enfants et elle est bonne dans son domaine) s'est fait demander à plusieurs reprises par la directrice de l'école de mes charmants cousins si elle voulait faire de la suppléance! "Oui, oui madame, on n'a vraiment plus aucun suppléant de disponible alors...et vous, vous avez fait des études universitaires"

    :-s

    By Anonymous une étudiante en enseignement, at 16.10.06  

  • Ah!!! À note école, on est en train d'enrager avec ce **?&/$%/ de système de dépannage. J'avais deux périodes libres en après-midi dans tout l'horraire. Comble du bonheur, les deux périodes étaient le même après-midi! J'avais réparti mon tp afin de pouvoir quitter plus tôt à l'occasion. J'avais l'opportunité de pouvoir aller chercher mes filles plus tôt à la garderie. Oups! Une de mes 3 périodes de dépannage tombe ce jour là à la dernière période, comme par hasard. Quelle surprise! Une de mes collègue devra aller faire l'enseignement religieux dans la classe d'une autre collègue, car on trouve rarement une suppléante pour une période. Wow! Je n'appelle plus ça du dépannage. En plus, Monsieur le dictateur... heu... le directeur, pardon, refuse que nous mettions notre tp en même temps que nos périodes de dépannage. Toutes nos périodes libres se retrouvent donc en temps de présence-école obligatoire. Dans mon cas, je dépasse de ma tâche. Ah! le petit fûté... Il reste le syndicat, me direz-vous? "On étudie le dossier de votre école. En attendant, fonctionnez comme ça."

    By Anonymous Anonyme, at 16.10.06  

  • Mon cher prof maudit,

    vous devez savoir que vous n'êtes pas le seul à désirer profiter d'un week end plus long et d'une sangria(bien méritée) en fin de journée....plusieurs suppléants qualifiés préfèrent ne pas être disponible les vendredi (afin de mieux démarrer leur congé, j'imagine!) donc dans plusieurs commissions scolaire (dont la mienne, ou plutôt celle pour laquelle je travaille depuis 96!) des adultes (oui... ici je précise que ces adultes n'ont aucune formation en éducation , ni même quelque chose de pouvant s'apparenter au merveilleux monde de l'éducation!)assurent certaines suppléances lors que tous les enseignants en dépannage sont déjà en poste...

    le gars qui a fait le paysagement de la directrice est ben bon!!!!!!
    ;)

    Croisez-vous les doigts, bientôt peut-être que l'employé de la ville qui passe la zambonie (et qui est payé mieux que des enseignants à statut précaire) viendra faire quelques suppléance dans votre digne établissement!

    By Anonymous M, at 16.10.06  

  • Un mot m'a fait friser les oreilles lorsque j'ai lu les commentaires.
    COMMISSAIRES.

    Je suis un peu hors sujet mais......

    Ouff!!! Savez-vous qu'à ma commission scolaire, les commissaires se sont votés le maigre budget de 65 000$ pour l'achat d'un ordinateur portatif pour chaque commissaire, afin de faciliter les communications. (Y connaissent pas le téléphone...)

    Pendant que nous les profs devont vivre avec des budgets de classe tellement ridicule.

    C'EST À NI RIEN COMPRENDRE!!!!!!

    Désolé pour le changement de sujet, mais c'est là une abération que je ne pouvais garder pour moi.

    GÉRER GÉRER GÉRER.

    Je pourrais vous en écrire des pleines pages de notre très chère commission scolaire.

    Bravo prof maudit, lâche pas ton excellent travail.

    By Anonymous Anonyme, at 16.10.06  

  • Bah... une suppléance un vendredi 13 en dernière période! Sans doute que les suppléants ne voulaient pas y aller de peur de croiser un chat noir !

    By Anonymous Anonyme, at 16.10.06  

  • Dans mon école, les profs ont voté un système de suppléance de dépannage. En fait, dans notre horaire administratif, on devait obligatoirement se garder une première période en TP-Suppléance (TPS ou TP$). De plus, on avait à inscrire notre nom sur un horaire pour la dernière période. De cette façon, dans mon cas, le Jour 9, 4e période, je vais peut-être me faire appeller puisque j'ai mis cette période en "dépannage". La secrétaire appelle tout le monde qu'elle a sur sa liste de disponibilité et si elle ne trouve personne, elle utilise la liste de dépannage.

    Par chez nous, ça fonctionne bien alors je ne peux pas me plaindre du système et 3-4 suppléances par période de paie, ça fait un petit extra agréable :)

    By Blogger Ness, at 16.10.06  

  • Quand j'étais au secondaire, j'ai déjà eu le concierge et la madame du midi comme remplaçants...
    La semaine passée (donc 7 ans plus tard) ils ont demandé à mon cher papa (qui est chauffeur de bus scolaire) s'il pouvait remplacer une petite heure parce qu'il connaissait les enfants... et sa réponse: Z'êtes tu fou?!?

    Gang de zouf.....

    By Blogger Ka, at 16.10.06  

  • La cafétéria???? C'est bien géré ça! Moi les galettes d'avoine me laissent d'excellents souvenir d'école!!!!!!! :P

    By Blogger Fairy, at 16.10.06  

  • Un manque de suppléants, ça ne m'étonne pas. Les "vrais" et les meilleurs suppléants, ceux vraiment impliqués et dédiés à leur boulot, sont déjà pris dans des tâches (100% ou des pourcentages pris à la fin de la semaine). Les autres suppléants sont soit aux études avec cours pas nécessairement aux bons endroits ou indisponibles, ou sont en période intensive de cours avant leur stage. Pas évident, j'en ai fait beaucoup de suppléance pendant mes études et des fois faut se rendre indisponible. Ce n'est pas une "batch" sur laquelle il faut compter pour remplir le manque.

    S'ils ne sont pas dans ces situations, c'est que les suppléants sont de vrais restants. Sauf que ces restants sont, disons, mieux de végéter dans leur frigo et d'y rester à faire de la moumousse, car même le papa de Ka serait plus compétent malgré que ces restants ont un diplôme :S.

    Allez je compatis ;) C'est systématique dnas ma tâche que si je supplée dans une école et que lors d'une de mes périodes libres il manque un suppléant, je suis celle qui fera le RU. En espérant que je ne m'en taperai pas 3 en 3 jours...

    Prof malgré tout: Qu'est-ce que tu as contre mes flûtes à bec, alto et soprano.... Suffit de savoir en jouer comme du monde, je peux te jouer n'importe quoi avec ;)

    By Blogger Dobby, at 16.10.06  

  • Il ya des choses bien gérées, les dépenses des comissions scolaires par exemple, je n'ai jamais entendu quelqu'un dire qu'ils avait de la misère a flamber du cash.

    By Blogger Etudiant alpha, at 17.10.06  

  • Je suis suppléante (la meilleure en plus héhéhé!!!) et il m'est arrivée quelques fois de ne pas avoir été appelée par le centre d'appels, malgré le fait que certaines écoles n'avaient pas de suppléants pour une journée. Les centres d'appels, ça ne fonctionne pas toujours bien!!! C'est même déjà arrivé que deux supléants se présentent pour la même classe. Il est vrai aussi que plusieurs suppléants, même s'ils sont disponibles, refusent de faire seulement un après-midi ou une période. Peut-être qu'ils ne veulent pas que leur assurance-emploi soit réduite. Moi je me dis que c'est mieux que rien. Sauf que si l'école est à Saint-Enterré-Des-Creux, aussi bien dire qu'on paie pour aller faire de la suppléance!

    J'ai aussi eu à faire des suppléances d'urgence et ce n'est pas toujours très apprécié... J'avoue qu'un vendredi à la dernière période, c'est ordinaire... Par contre, ça simplifie aussi la vie des responsables des centres d'appels qui ont beaucoup de difficulté à trouver quelqu'un pour une période. Dans les commissions scolaires où la secrétaire doit elle-même appeler, ce n'est pas plus évident!

    @dobby: En passant, je ne suis pas un restant bon!!! J'attends juste mon prochain contrat à 100%.

    By Anonymous Annie, at 17.10.06  

  • ;) Annie: Tu as raison de me reprendre, excuse-moi. Je mettais la situation bien générale... En fait, tu es un restant, mais tu fais partie de ceux qu'on a hâte de revoir au repas, pas des mottons qui font de la ptite mousse verte tellement on ne veut rien savoir de les ressortir du frigo ;). Je ne comprends pas que tu ne sois pas engagée jsutement. Fais le tour des Réseaux, car ça fait je ne sias trop combien de directions dnas le malheur que je rencontre depuis 2 semaines. Donne ton nom partout!

    Pour ce qui est des demies-journées, comme suppléante j'aimais bien en prendre, mais il est évident que je refusais d'en prendre 2. Je n'ai pas d'auto, et quand il faut faire d'un bout à l'autre de la ligne de métro ou presque, entre 11h30 et 12h45, ce n'est pas évident. Présentement je n,ai pas le choix de faire ce genre de chose s'il n'y a que ça comme remplacements; au diable, je prends le temps de dîner et tant pis si les horaires d'autobus et de métro ne "fittent" pas. J'arriverai à 14h c'est tout. Un lâcher prise quoi. Maias, si ce n'étais pas dans mon contrat, je n'irais pas me taper ce genre de situation volontairement, surtout que les élèves ne sont alors plus du monde, généralement.

    By Blogger Dobby, at 17.10.06  

  • J'avoue que deux écoles dans une même journée, ce n'est pas évident! Il m'est arrivé d'avoir seulement 10 minutes pour dîner et dans l'auto en plus! Ce qui est le plus enrageant, c'est quand tu apprends par la suite que si tu avais fait seulement l'avant-midi, tu aurais été payée pour une journée complète car, avec toutes les surveillances, tu avais assez de minutes... Grrr!!! C'est choquant, surtout un vendredi après-midi!!! ;)

    By Anonymous Annie, at 17.10.06  

  • @ anonyme
    Qui disait que le mot commissaire lui avait fait friser les oreilles.

    Ca vient un peu me chercher. Je crois être une commissaire consciencieuse et jamais au grand jamais je n'endosserai une décision comme celle relatée un peu plus haut .

    Nous sommes dans des années de coupure et je ne serai en faveur d'un tel achat.

    M. ou Mme anonyme, sachez que comme partout il y a de bon prof, des moins bons. Des bons commissaires, et des moins bons également.

    Dans notre commission scolaire nous n'avons pas pas $65,000. de budget pour s'offrir des ordinateurs portatifs.

    Je suis outrée quand je lis des décisions aussi irresponsables que ca !

    Nous ne sommes pas une commission scolaire très riche, et les années qui s'en viennent ne seront pas sans peine car il faudra se serrer la ceinture.

    La semaine passée, nous avons demandée lors d'un comité de travail de rapporter nos enveloppes pour réutilisation. Nous sommes donc loin du portable !

    Je serai la première a monter aux barricades si une telle demande me passais sous le nez.

    Avant d'être commissaire, j'ai passé plus de 10 ans à être parent bénévole, sur un comité de parent, conseil d'orientation, et commissaire-parent. Mais avant tout je suis d'abord un parent qui prend les décisions au meilleure de ma connaissance et avec du gros bon sens j'espère !

    Commissaire anonyme

    By Anonymous Anonyme, at 18.10.06  

  • Madame, je ne doute pas qu'il y ait de bons ommissaires, mais il faut avouer qu'André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires, est un joyeux hurluberlu. Chacune de ses déclarations jete un discrédit irréparable sur le travail que vous faites. On pourrait même lui consacrer un livre entier.

    By Anonymous Anonyme, at 19.10.06  

  • Eu... non. :)


    La prof d'arts.

    By Blogger Arte_missia, at 31.10.06  

  • LOL, toute cette histoire d'écoles et de commissions scolaires en manque de prof et de remplaçant est simplement comique.

    Ça commence par le nom: "Le ministère de l'éducation, des sports et des loisirs", comment voulez-vous construire quelque chose de sérieux avec une base comme celle-là? Je ne mets pas tous les oeufs dans le même panier, y reste du bon monde de part et d'autres et les cahiers de tâches n'ont pas tous des "C".

    Le risque qu'un "enseignant" potentiel ait une appréciation positive et encourageante de la part d'un proche qui est prof est de plus en plus mince. Les profs revendiquent beaucoup, les parents prennent moins le temps d'évaluer l'éducation de leurs enfants, et d'un autre côté - la pénurie est du côté des métiers professionnels spécialisés... l'éducation est grimacée -> ceux qui restent ont nécéssairement une double tâche :-)

    Ceux qui "continussent" et qui persévèrent n'ont pas le choix d'arrondir les coins.

    Des centaines de gradués en avril? Ok, mais zencore, combien vont rester? Les gens du milieu sentent la vague, mais les citoyens monsieux-madame-tout-le-monde en ont probablement pas idée...

    Ça prend de l'humour pour en rire. Si on ne peut plus en rire, et que la révolte n'a rien donné, il ne reste qu'à claquer la porte, comme le mouvement de la réaction naturelle le suggère! :-)

    By Blogger Dominic, at 10.4.07  

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